Faneli

L’aventure Faneli a commencé en 2014 après notre premier voyage en Casamance.

Partis de Dakar et après un voyage exténuant de 23h en bus local, où les péripéties ont été nombreuses, entre les contrôles de police, le passage aux frontières et la traversée rocambolesque de la Gambie, nous sommes finalement arrivés à Ziguinchor, plein de doute sur le reste de notre séjour. Nous ne connaissions rien de la Casamance, sauf l’exotisme que nous évoquait ce nom. Nous étions là tous les deux, sans vraiment savoir quoi faire, sans vraiment savoir où aller. En pleine nuit, par pur hasard, nous nous sommes retrouvés à Oussouye, une petite ville à 40km de Ziguinchor.

Le lendemain, au hasard de notre errance dans la ville royale, nous nous sommes retrouvés dans l’unité de transformation de la noix de cajou de Joseph Diamacoune. Nous mangeions régulièrement de la noix de cajou en France. Mais nous ne savions rien de ce fruit sec. Nous pensions qu’il se cueillait sur des arbustes ou que c’était le fruit d’une racine comme l'arachide. Et bien, non, pas du tout, ce sont de grands arbres qui portent ce fruit à coque, consommable qu’après un long processus de transformation.

L’unité de transformation était loin de l’image que nous nous en faisions. Nous imaginions trouver des légions d’employés en bleu de travail fourmillant autour de machines bruyantes et dangereuses. Rien de tout ça. L’unité n'était qu'une simple maison en banco, typique de la Casamance. Un tonneau y servait de cuiseur vapeur et une machine d’occasion permettait de fendre les coques des noix. Rien d’industriel, tout était à taille humaine, artisanal et manuel.

Spectacle extraordinaire, il y avait des anacardiers (les arbres des noix de cajou) partout autour de nous. Dans les arbres, les fleurs de cajou donnaient des pommes de cajou grosses comme le poing et de couleurs variées : vert, jaune ou rouge. A l’extrémité des pommes pointaient les noix dans leur coque protectrice. Joseph, le maitre des lieux nous a présenté son unité. Il nous a tellement captivés avec sa connaissance de l’anacarde, son discours et sa passion de la noix de cajou, que nous avons voulu en apprendre plus. A notre retour en France, nous nous sommes renseignés sur ce fruit sec, son origine, son commerce, sa transformation et ses produits dérivés.

Trois mois plus tard, nous retournions en Casamance pour participer à une saison de production. Nous avons vécu de l’intérieur les difficultés de production, le manque de matériel, le manque de fonds pour investir et le SDM (Système Débrouille Maison). Cela nous a marqué et nous nous sommes pris d’affection pour cette région, pour ces producteurs et pour la noix de cajou.

Nous y sommes retournés une troisième fois, pour nous assurer de trouver les bons exploitants et la bonne matière première. Nous avons alors réhabilité l'unité de transformation du village de Senghalène. Nous avons créé 15 emplois pour assurer la transformation des anacardes et des différents produits à base de noix et de pomme de cajou. Notre décision était prise. Nous aiderions les producteurs locaux à écouler leurs productions en trouvant des débouchés, nous créérions de la valeur ajouté sur place en développant des emplois non délocalisables, nous commercialiserions des produits finis et non des noix brutes. Oui, c'est ce que ferait. Mais... Comment concrétiser tout ça? Et bien, facile!! On a donc fondé Faneli, une épicerie spécialisée en ligne pour être le distributeur officiel des produits du village et des producteurs de la région de Senghalène.

C’est comme cela qu’est née « Faneli » notre boutique en ligne. Sur notre site, vous avez la garanti de trouver des noix de cajou naturelles, issues de l’agriculture biologique sans traitement chimique et dont les fruits sont arrivés à complète maturité. L'originalité de cette boutique c'est qu'elle vous propose une noix de cajou made in africa.  

Faneli est à l’origine un désir qui s’est mué en rêve. Un rêve qui aujourd’hui est devenu réalité et dans lequel nous vous invitons à plonger et à partager les valeurs.